mardi 25 avril 2017

Des universitaires et chercheurs appellent à soutenir Emmanuel Macron


Ce texte est la version intégrale, avec signatures, de l'article paru dans Le Monde en version électronique ici: http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/04/26/nous-universitaires-et-chercheurs-tenons-a-manifester-notre-soutien-a-emmanuel-macron_5117978_3232.html

Tout chercheur et universitaire qui souhaite signer s'adresse à natalie.petiteau@wanadoo.fr en indiquant : nom, statut, disciple, établissement

Nota : ce texte était prêt à être mis en ligne à la veille du premier tour, quand est survenu l'odieux attentat des Champs Elysées, les premiers signataires ont alors jugé qu'il était décent de ne pas intervenir à ce moment là.


Nous, universitaires signataires de cette tribune, tenons à manifester notre soutien à Emmanuel Macron. Dans le contexte actuel, ce soutien a d’abord pour but d’appeler à faire résolument barrage au Front National. Mais il est aussi motivé par une adhésion à un projet tourné résolument vers l’avenir. Si nous avons voté au premier tour pour Emmanuel Macron, c’est en raison de son programme dont nous avons jugé qu’il est le meilleur garant d’une France modernisée et solidaire, dans une Europe renouvelée et protectrice et dans un monde conscient des nécessités écologiques. 

Si nous avons choisi Emmanuel Macron, c’est parce qu’il ne tourne pas le dos à l’Europe en faveur de laquelle toute notre histoire plaide depuis 1945. C’est aussi parce qu’il est conscient de la nécessité de nous sentir grands de notre passé et en même temps de comprendre qu’il nous appartient de ne pas attendre l’avenir mais de le bâtir. Cet avenir est dans l’Europe, repensée. Dans un monde déstabilisé par le terrorisme, nous avons besoin d’une France forte, fière de ses libertés et de ses valeurs. Cela a été inscrit dès le début dans le projet d’En Marche.

Si nos suffrages se sont portés sur ce mouvement, c’est aussi parce qu’il incarne le renouveau de l’offre politique si longtemps attendu : son programme l'atteste. Et quand En Marche se promet d’accueillir chacun en raison de ce qu’il veut faire et non du parti d’où il vient, il donne à voir exactement, dès le soir du premier tour, l’esprit d’intelligence dans lequel nous attendons de voir se recomposer la vie politique française. C’est dans ce refus des luttes partisanes que l’on pourra fonder notre société tout à la fois sur la juste reconnaissance du travail et sur la protection des plus faibles.

Si nous avons voté pour Emmanuel Macron, c’est aussi parce que ses projets pour l’enseignement, la recherche et la culture permettent de regarder vers cette France et cette Europe modernisées, ouvertes et généreuses, que nous appelons de nos vœux, vers une France concurrentielle et soucieuse de mettre en valeur les femmes et les hommes qui œuvrent chaque jour pour offrir à nos jeunes la garantie d’une formation pour réussir tout au long de leur vie et de bâtir la France de notre XXIe siècle.

Sa réponse aux problèmes scolaires par des classes à faibles effectifs dans les zones en difficulté est la seule viable. Le rétablissement du latin et des parcours bi-langues est le gage d’un enseignement secondaire fondé sur toutes les humanités. L’accompagnement des élèves après la classe, l’individualisation des apprentissages par les supports numériques et la garantie pour tous les enfants d’un accès à des enseignements de pratique artistique construiront une réelle égalité des chances.

La volonté d’Emmanuel Macron de donner aux Universités une vraie autonomie permettra d’aller au bout de la logique de la loi ESR et de sortir de ses actuels inconvénients. En donnant aux universités la liberté de recruter leurs enseignants et de définir leurs formations, Emmanuel Macron libèrera les énergies dont elles ont besoin pour former leurs étudiants, en regardant résolument vers les besoins de demain et après demain. La France doit retrouver confiance en elle-même en étant fière de son innovation et de son enseignement. Pour cela, elle doit renforcer l’enseignement supérieur et la recherche. Nous approuvons la volonté d’Emmanuel Macron de miser sur l’émancipation de tous par le savoir. Nous approuvons sa volonté de permettre à chaque jeune d’accéder à la connaissance et à une formation adaptée. Chacun doit pouvoir trouver dans l’enseignement supérieur un outil essentiel de la mobilité sociale.

Les licences en alternance sont une voie à privilégier, de même que le développement de la formation continue et de la pédagogie fondée sur le numérique. Emmanuel Macron a raison de dire clairement qu’aucun étudiant ne peut acquérir en cinq ans une formation permettant d’exercer un métier tout au long de sa vie. Le monde d’aujourd’hui appelle à mettre à jour sans cesse sa formation, mais cela ne se fera correctement que si notre enseignement supérieur en a la charge, avec ses enseignants et chercheurs.

Nous saluons aussi le bien-fondé du projet d’Emmanuel Macron visant à mettre l’accent sur l’interaction entre recherche fondamentale et innovation technologique, entre universités et grands organismes de recherche, entre la recherche et les entreprises. En voulant donner plus de force et de stabilité aux structures de recherche publiques, en proposant de simplifier le paysage des financements de la recherche, en prônant la reconnaissance d’une autorité construite dans et par le savoir, en misant sur la diversité des excellences, Emmanuel Macron permettra à la France d’assumer son rôle de nation novatrice. En annonçant que la France a vocation à accueillir les chercheurs victimes de la politique de Donald Trump et à bénéficier de leurs compétences, il prouve qu’il a su entendre la Marche pour les sciences, qu’il sait que les alertes sur le réchauffement climatique doivent être prises en compte, que le fruit des recherches en la matière doit être utilisé au mieux et au plus vite.

Le programme d’Emmanuel Macron pour l’éducation, les sciences et la culture propose donc une véritable émancipation par nos institutions républicaines, y compris quand il propose l’ouverture des bibliothèques en soirée et la création d’un pass culture pour tous les jeunes.

L’enseignement et la recherche sont essentiels pour affronter les enjeux de la France de demain, ils sont nos fabriques d’avenir. Emmanuel Macron a bâti sur ce sujet un programme cohérent, de l’école à l’université, pour réussir la France dont nous avons le droit de rêver, une France qui triomphera du terrorisme grâce à l’esprit des Lumières. C’est en misant sur cela qu’elle sera fidèle à elle-même.


NB : Tout chercheur et universitaire qui souhaite signer s'adresse à natalie.petiteau@wanadoo.fr en indiquant : nom, statut, disciple, établissement

Natalie Petiteau, professeure des Universités, historienne, Université d’
Avignon
Jacques-Olivier Boudon, professeur des Universités, historien, Université Paris Sorbonne
Alfred Grosser, professeur des Universités émérite, sociologue, historien et politologue
Jean Delumeau, professeur au Collège de France et membre de l’Institut, historien
Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, historien 
Jean Garrigues, professeur des Universités, historien, Université d’Orléans
Damien Malinas, maître de conférences, sociologue, Université d’Avignon
Pierre-Yves Beaurepaire, professeur des Universités, historien, Université Côte d’Azur
Claude-Isabelle Brelot, professeure des Universités émérite, historienne
Guido Castelnuovo, professeur des Universités, médiéviste, Université d’Avignon
Florence Bistagne, maîtresse de conférences, philologue, Université d’Avignon et IUF
Ginette Vagenheim, maîtresse de conférences-HDR, philologue, Université de Rouen Normandie et IUF
Pierre Allorant, professeur des Universités, historien du droit, Université d’Orléans
Vincent Rogard, professeur des Universités, psychologue, Université Paris Descartes
Xavier Helary, professeur des Universités, médiéviste, Université Jean Moulin Lyon 3
Hélène Miard-Delacroix, professeure des Universités, germaniste, Université Paris Sorbonne
Alya Aglan, professeure des Universités, historienne, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Daniel-Odon Hurel, directeur de recherche au CNRS, historien
Frédéric Bozo, professeur des Universités, historien, Sorbonne Nouvelle
Annie Fourcaut, professeure des Universités émérite, historienne
Michèle Weinachter, maîtresse de conférences, germaniste, Université de Cergy-Pontoise
Claudia Senik, professeure des Universités, économiste, Université Paris-Sorbonne
Éric Vial, professeur des Universités, historien, Université de Cergy-Pontoise
Anne Vial-Logeay, maîtresse de conférences, latiniste, Université de Rouen Normandie
François Genton, professeur des Universités, germaniste, Université Grenoble Alpes
Dominique Bourel, directeur de recherche au CNRS, historien
Carlos Lévy, professeur émérite, latiniste, Université de Paris-Sorbonne
Pascal Thomas, professeur des universités, mathématicien, Université Paul Sabatier
Patrice Neau, professeur des Universités émérite, germaniste, Université de Nantes
Stéphane Zaleski, professeur des universités, mécanique, Université Pierre et Marie Curie
Thierry Gontier, professeur des universités, philosophe, Université Jean Moulin
Jean-Yves Frétigné, maître de conférences, historien, Université de Rouen
Anne Raffarin, maîtresse de conférences, latiniste, Université Paris Sorbonne
Annie Dubourdieu, maîtresse de conférences émérite, latiniste, Université Paris Sorbonne
Marielle de Franchis, maîtresse de conférences, latiniste, Université de Paris Sorbonne
Thibault Tellier, professeur des universités, historien, IEP de Rennes
Philippe de Lara, maître de conférences HDR, politiste, Université Paris II
Jean-Jacques Briu, professeur des universités émérite, linguiste, Université Paris Nanterre
Claude Habib, professeure des Universités, littéraire, Université Paris 3
Philippe Lane, professeur des universités, linguiste, Université de Rouen 
Renée Fregosi, directrice de recherche, philosophe et politologue, Université Sorbonne Nouvelle
Fabien Théofilakis, maître de conférences, historien,  Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Jean-Paul Sermain, professeur des universités, littéraire, Université de la Sorbonne nouvelle Paris 3
Nathalie Heinich, directrice de recherche au CNRS, sociologue
François Rivenc, professeur émérite de philosophie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
François Villa, professeur des universités,  psychopathologie, Université Paris Diderot Sorbonne Paris Cité
Christophe Neff, maître de conférences, géographe,  en poste  à Grünstadt (Allemagne)
Jean-Philippe Derosier, professeur agrégé de droit public,  Université de Lille 2
Franck Neveu, professeur des universités, linguiste, Université Paris-Sorbonne
Jean-Claude Lescure, professeur des universités, historien, Université de Cergy-Pontoise
Jean-Louis Fabiani, professor, sociologue, Central European University of Budapest
Jérôme Fortin, chargé de recherche au CNRS, géophysicien, Ecole normale supérieure
Pascal Jan, professeur des universités, politiste, Sciences Po Bordeaux
Hubert Bost, directeur d'études, historien, directeur de l'École Pratique des Hautes Études
Noëlline Castagnez, maîtresse de conférences, historienne, Université d'Orléans
Michèle Tauber, maître de conférences,  études hébraïques et juives,Université Paris 3
Laurence Villar, professeure émérite de langue et littérature grecques, Université de Rouen
Jean-Pierre Le Dantec, ingénieur et historien, ancien directeur de l'ENS d'architecture de Paris-la-Villette
Jordi Pia, maîtresse de conférences, latiniste, Université Sorbonne Nouvelle
Brigitte Krulic, professeure des universités, germaniste et historienne des idées politiques, Université de Nanterre
Pierre Cosme, professeur des Universités,  historien,  Université de Rouen
Yves Pomeau, professeur émérite, mathématicien,  Université d'Arizona (Tucson, USA)
Dominique Colas, professeur émérite de science politique,  Science Po Paris
Henry Rousso,  directeur de recherche au CNRS, historien
Liliane Sprenger-Charolles, directrice de recherche au CNRS  émérite,  psychologue-cognitive
Jean-Frédéric Schaub, directeur d'études à l'EHESS, historien
Olivier Sandre, directeur de recherche au CNRS, physicochimiste,  Université et INP Bordeaux
Jérôme Vaillant, professeur des universités émérite, civilisation allemande contemporaine, Université de Lille 3
Jean-François Eck, professeur des universités émérite, historien, Université Lille 3
Jean-Paul Cahn, professeur des universités émérite,  civilisation allemande, Université Paris Sorbonne
Gérald Stieg, professeur des universités émérite,  littérature et civilisation allemande,  Université Sorbonne Nouvelle
Jean-Claude François, professeur des universités émérite, germaniste, Université de Nantes
Françoise Knopper, professeure des universités émérite, germaniste, Université de Toulouse Jean Jaurès
Thierry Gallèpe, professeur des Universités émérite, germaniste, Université  Bordeaux Montaigne
Chantal Metzger, professeure des universités émérite, historienne,  Université de Lorraine-Nancy
Hans Starck, professeur des universités, civilisation allemande, Université Paris-Sorbonne   
Jean-François Courtine, professeur des universités et membre honoraire IUF, philosophe, Université Paris-Sorbonne
Dominique Trimbur, chercheur associé, historien,  Centre de recherche français à Jérusalem
Erika Tunner, professeur des universités émérite, germaniste, Université Paris-Est
Irmtraud Behr, professeure des universités, germaniste et linguiste, Université Sorbonne Nouvelle
Yves Brechet, professeur des universités,  haut commissaire à l'énergie atomique,  INP Grenoble
Anne-Marie Saint-Gille, professeure des universités émérite, germaniste, Université Louis Lumière-Lyon 2
Laurent Bourquin, professeur des universités, historien, Université du Mans
Étienne François, professeur des universités, historien, Université libre de Berlin
Andrée Lerousseau, maître de conférences, études germaniques, Université Lille 3
Claude Cazalé, professeur des universités émérite, études italiennes,  Université Paris Ouest Nanterre
Martine Benoît, professeure des universités, études germaniques, Université de Lille-SHS
Patrizia de Capitani, professeure des universités, littérature italienne, Université Grenoble Alpes
Xavier Tabet, professeur des universités, études italiennes, Université Paris 8
Gérard Valin, ancien directeur général du groupe ESSEC
Stephan Martens,  professeur des universités, civilisation allemande contemporaine,  Université de Cergy-Pontoise
Edouard Kaminski, professeur des universités, sciences de la terre, Institut de physique du globe, Université  Sorbonne Paris Cité
Emmanuel Droit, historien, directeur adjoint du Centre Marc Bloch à Berlin
François Bafoil, directeur de recherche au CNRS, sociologue , CERI Sciences Po
François Vurpillot, professeur des Universités,  physicien, Université de Rouen
Michel Grunewald, professeur des universités émérite,  germaniste, Université de Lorraine
Régis Revenin, historien, maître de conférences, Université Sorbonne Paris Cité
Samir Allel, docteur en sociologie, Université d'Avignon 
Ingrid Lacheny,  maître de conférences, études germaniques,  Université de Lorraine
Jannick Ingrin,  Directeur de recherche au CNRS, sciences de la terre et de l'univers, Université Lille 1
Renaud Dorandeu,  professeur des universités, sciences politiques, Université  Paris Dauphine
Marc Lacheny,  professeur des universités, études germaniques,  Université de Lorraine
Laurent Ferec, germaniste,  CPGE, Paris
Benoit Mulkay, professeur des universités,  économiste, Université de  Montpellier
Bernard Colasse, professeur des universités, sciences de gestion, Université Paris Dauphine
Marie-Karine Schaub, maître de conférences, historienne, Université Paris Est-Créteil
Georges Linarès, professeur des universités, informaticien, Université d'Avignon
Clarisse Herrenschmidt, chercheur CNRS,  linguiste et anthropologue
Christel Müller, professeur des universités, historienne, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Raphaël Roth, maître de conférences, sciences de l'information et de la communication, Université d'Avignon
Marie Brunhes, maître de conférences, études germaniques, Université Lille 3

Des universitaires de nationalité étrangère, en poste en France ou à l'étranger, souhaitent s’associer à cette démarche : 
Alessandro Giacone, maître de conférences, italianiste, Université de Grenoble Alpes
Giusto Traina, professeur des universités,  historien, Sorbonne Université
Giuseppe Monsagrati, professeur des universités, historien, Université La Sapienza, Rome
Corrado Malandrino, professeur des universités, historien, chaire Jean Monnet, Université du Piedmont Oriental
Roberto Balzani, professeur des universités, historien, Université de Bologne
Enzo  Neppi,  professeur des universités, littérature italienne,  Université Grenoble Alpes
Luciano Cheles, professeur des universités émérite,  études italiennes, Université de Grenoble Alpes
Emilio Tempia, professeur émérite, École centrale de Lille, ancien expert des Nations Unies
Wilfried Loth, professeur des universités émérite, historien, Université de Duisbourg-Essen
Pascal Kitromilides, professeur des universités, politiste, Université nationale et capodistrienne d'Athènes
Reiner Hudemann, professeur des universités émérite,  historien, Université Paris Sorbonne
Jan-Adrianus  Veenstra,  professeur des universités, biologie, Université de Bordeaux
Brigitte Mazohl,  professeure des universités, ethnologue,  Université d'Innsbruck
Camilla Maria Cederna, maître de conférences, civilisation et littérature italiennes, Université Lille 3 SHS

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